#8mars : quelle prise en compte des violences de genre dans l’orientation, l’hébergement, l’accompagnement ? Table-ronde aux journées nationales #DeLaRueAuLogement

#8mars : quelle prise en compte des violences de genre dans l’orientation, l’hébergement, l’accompagnement ? Table-ronde aux journées nationales #DeLaRueAuLogement

Une étude récente de l’Observatoire du Samusocial de Paris démontrait qu’entre 2006 et 2016 on avait observé une augmentation de 66% du nombre de femmes isolées appelant le 115, comparée à une hausse de 33% pour les hommes isolés. Dans ce contexte de saturation croissante du 115 et des dispositifs d’hébergement, cette étude montrait également un taux de réponse positive inférieure pour les femmes que pour les hommes, toujours sur le public isolé.

Un audit récent de trois structures d’hébergement mixte issu du projet « Un abri pour toutes » a montré que 94% des femmes hébergées déclaraient avoir subi des violences de genre lors de leur parcours, pour certaines elles en subissaient encore au moment de l’enquête. La plupart du temps, ces violences n’avaient pas été repérées, ni prises en compte dans leur orientation et dans leur accompagnement. Parallèlement, les associations d’aide aux femmes victimes de violences estiment qu’il manque des milliers de places d’hébergement spécialisé pour les accueillir. Alors que ces violences font irruption aujourd’hui dans le débat public, elles ne font pas encore l’objet d’une réflexion globale au sein du secteur de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion en France. Quant aux personnes LGBTIQ, leur présence parmi les personnes sans-domicile et en grande précarité a été longtemps invisibilisée, situation qui a évolué récemment notamment par l’action d’associations spécialisées et de santé communautaire.

Nous avons souhaité aborder ces problématiques à l’occasion des journées nationales de la rue au logement des 23 et 24 mars prochains à Lyon.

Lors d’une table-ronde dédiée, nous dresserons un état des lieux de cette situation, en débattrons et réfléchirons ensemble à des recommandations aux pouvoirs publics et aux acteurs de terrain pour mieux prendre en compte les spécificités liées au genre dans l’orientation et l’accompagnement.

« A l’heure de #MeToo et après le Grenelle contre les violences conjugales, comment mieux prendre en compte la question du genre et de l’orientation sexuelle dans l’accueil, l’orientation et l’accompagnement ? »
lundi 23 mars, 16h45-18h15

Avec :

Nadège Passereau, déléguée générale de l’ADSF « Agir pour la Santé des Femmes ». L’ADSF a été créée en 2001 pour répondre à un désintérêt pour la santé de genre et à un déficit d’acteurs dans le champ spécifique de la santé des femmes dans l’action humanitaire. Ses bénévoles mettent en place des actions pour favoriser l’accès aux soins des femmes en situation de précarité.

Françoise Brié, directrice de la Fédération Nationale Solidarité Femmes. La FNSF regroupe 67 associations spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement des femmes victimes de violences partout en France, et gère le 3919, ligne d’écoute sur les violences faites aux femmes.

Juliette Kostaniak, éducatrice spécialisée au CHU Promesse de l’Aube (Aurore) à Paris, structure d’expérimentation du projet « Un abri pour toutes » qui vise à étudier et améliorer la situation des femmes dans les centres d’hébergement d’urgence mixtes : leur cadre de vie, la sécurisation de leurs conditions d’accueil et l’accompagnement proposé notamment dans les situations de violences de genre. 

Joséphine Sauvaire, chargée de l’étude Accueil et accompagnement des personnes LGBTIQ dans l’hébergement menée par la Fédération des acteurs de la solidarité Ile-de-France.

 

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