Ces efforts font partie d’une “large campagne dont le but est de retrouver les parents qui ont été séparés de leurs enfants alors qu’ils tentaient de franchir la frontière sud des États-Unis à partir de 2017” en raison de la “tolérance zéro” appliquée par l’administration Trump en matière d’immigration.

“L’un des pires dommages de l’administration Trump”

Soixante de ces enfants “avaient moins de 5 ans” lorsqu’ils ont été ainsi séparés de leurs parents et placés dans des foyers ou chez des proches vivant aux États-Unis. Malgré toutes les tentatives lancées depuis des années pour retrouver leurs familles, “le nombre de parents classés ‘inaccessibles’ est bien plus important” que ce qui avait filtré jusque-là, déplore le journal.

Le Los Angeles Times qualifie cette politique de “pratique inhumaine” et estime qu’il s’agit de “l’un des pires dommages causés par l’administration Trump”.

Dans son éditorial, le Washington Post s’indigne de la monstruosité de cette pratique et appelle “à ne pas avoir peur des mots : le gouvernement Trump a kidnappé ces enfants”.

 

Pour le quotidien de la capitale fédérale, c’est toute “l’immoralité, la cruauté et les dérives bureaucratiques de l’administration Trump” qui se sont exprimées dans cette façon de déchirer des familles et “d’arracher de jeunes enfants, des pré-ados et des ados à leurs parents en 2017 et 2018”.

Une politique qui n’a été rendue possible que par le zèle “de collaborateurs de Trump, appliquant à la lettre les souhaits du président”. Qui plus est, souligne le Washington Post, ils justifiaient cette politique de séparation en expliquant que “le traumatisme émotionnel infligé à ces familles allait décourager les autres candidats à l’immigration clandestine”.

Bérangère Cagnat