Migrants naufragés le 24 novembre dans la Manche: enquête confiée à des juges d’instruction parisiens

Migrants naufragés le 24 novembre dans la Manche: enquête confiée à des juges d’instruction parisiens

La nuit dernière, 138 migrants ont été sauvés alors qu’ils tentaient de traverser illégalement la Manche, à bord d’embarcations de fortune. En ce qui concerne les vingt-sept personnes mortes le 24 novembre 2021, alors qu’elles tentaient – elles aussi – de rejoindre l’Angleterre, l’enquête a finalement été confiée à des juges d’instruction parisiens : des juges de la juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée. Ceux-ci vont devoir éclaircir les circonstances de ce drame qui sont encore floues.

Les enquêteurs vont devoir répondre à plusieurs questions. Tout d’abord, combien de personnes étaient à bord du bateau pneumatique cette nuit-là. Si vingt-sept corps ont été repêchés, deux hommes – un Kurde irakien et un Soudanais – ont pu être secourus. Mais, selon l’un d’entre eux, quand les passeurs ont compté les passagers, sur la plage, avant de partir, ils étaient trente-trois.

Qui sont les passeurs ?

Autre interrogation : qui sont les passeurs ? Juste après le drame, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait annoncé l’arrestation de cinq personnes. Mais elles n’avaient – en réalité – aucun lien avec ce naufrage.

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Enfin, la justice va devoir déterminer si les migrants ont appelé à l’aide quand leur embarcation de fortune a commencé à se dégonfler et à couler. Selon les deux rescapés interrogés, notamment par une chaîne kurde irakienne, ils ont passé des coups de fil aux autorités françaises et anglaises qui auraient refusé de venir les chercher. Des deux côtés de la Manche, on dément : « Le centre opérationnel de surveillance et de sauvetage, le Cross, n’a eu connaissance de la situation que lors de l’appel passé par un pêcheur en milieu de journée », précise ainsi de son côté la préfecture maritime de la Manche.

 

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